Biographie du groupe EXIT

Exit est une porte ouverte, une invitation à l’évasion. C’est l’ensemble qu’Emmanuel a créé pour concrétiser ses projets musicaux les plus personnels, entouré de ses amis musiciens. Son premier enregistrement, « Il Sud », est dédié à la musique du XVIIe siècle dans le Sud de l’Italie, un répertoire inédit, sensuel et hypnotique. Il paraîtra en septembre 2019 pour le Label Passacaille.

Emmanuel Resche-Caserta est franco-italien. Il a acquis une solide réputation comme comme violon solo, notamment à la tête de l’orchestre Les Arts Florissants, dirigé par William Christie. Le chef franco-américain l’a invité à mener son orchestre lors de différentes productions à travers le monde: à l’Opéra de Paris, à la Brooklyn Academy of Music et au Lincoln Center à New York, en tournée aux États-Unis, en Colombie, en Corée du Sud, en Russie et en Europe. Il est par ailleurs le directeur artistique du dernier enregistrement d’airs de cour des Arts Florissants, paru en 2019 chez Harmonia Mundi.

Il grandit dans le Cantal et passe ses étés en Calabre, traversant annuellement une Italie rêvée où se construit son goût artistique. Il se forme comme violoniste au conservatoire de Clermont-Ferrand dans la classe de Raphaël Chenot. Après avoir obtenu son diplôme à Sciences Po Paris et étudié l’Histoire de l’Art, Emmanuel décide de se consacrer entièrement à la musique, il étudie le violon baroque avec Pablo Valetti à l’Esmuc (Barcelone), François Fernandez au CNSMDP, Enrico Onofri au Conservatoire de Palermo (Italie), et à la Juilliard School de New York avec Monica Huggett. Il fait ses débuts sur la scène newyorkaise en 2012 comme violon solo de l’orchestre Juilliard 415 sous la direction de William Christie, une rencontre déterminante à la suite duquel le chef l’engage au sein des Arts Florissants. 

Sa double culture et son attrait pour les beaux arts nourrissent son jeu et son travail de recherche esthétique. Il a été invité comme directeur musical pour des projets d’orchestre au CNSMDP, avec l’orchestre baroque du Conservatoire Tchaïkovsky de Moscou, ou comme formateur au Jeune Orchestre Atlantique de Saintes. Il est régulièrement invité comme violon solo et chambriste au sein d’ensembles en France, Belgique et Espagne, comme Il Gardellino, Marguerite Louise, A Nocte Temporis, Hemiolia, The New Baroque Times, Tiento Nuovo. Il a enregistré en musique de chambre et comme premier violon pour les labels Alpha et Harmonia Mundi.

En juin 2019, il a été choisi par la fondation Jumpstart Jr. (Amsterdam) pour être soutenu et bénéficier du prêt d’un magnifique violon de Francesco Ruggeri (Cremona, 1675) pour une durée de 10 ans.

Bérengère Sardin, harpe triple

C’est à l’ENM d’ Angoulême que Bérengère débute la harpe et la flûte à bec. Puis au CNR de Toulouse, elle s’initie à la harpe ancienne et acquiert  une Licence de musicologie. En 2006, titulaire des prix de harpe moderne et de flûte à bec, elle est admise au CNSMD de Lyon dans la classe d’Eugène Ferré. En 2007, elle obtient son Prix de harpe ancienne (mention TB) avec Nanja Breedjik, et celui de flûte à bec avec Marc Armangaud. En 2008, elle est récompensée du 1er prix à l’unanimité du 2ème Concours de Musique de Chambre avec Harpe de Madrid. En 2011, elle obtient son master de harpe ancienne (mention TB) au CNSMD de Lyon. Elle a participé à l’Académie Baroque d’Ambronay (J. Tubery) avant de suivre une année d’ Erasmus à l ‘Escola Superior de Musica de Catalunya (ESMUC), avec Mara Galassi.

Bérengère collabore avec divers ensembles de musique ancienne, comme Doulce Mémoire (D. Raisin-Dadre), Les Musiciens de Saint-Julien (F. Lazarevitch), Le Poème Harmonique (V. Dumestre) Hesperion XXI (J. Savall), La Galania (Raquel Andueza), Le Concert d’Astrée (E. Haim), Les Cris de Paris (G. Jourdain), Tasto Solo (G. Perez), l’Ensemble Vocal de Notre Dame de Paris (S. Dieudonné) , Pygmalion (R. Pichon).

Elle a été boursière de la Fondazione Giorgio Cini de Venise pour la participation au Seminari di Musica Antica Egida Sartori et Laura Alvini, en 2011 sous la direction de Pedro Memelsdorff.
Elle a obtenu la Bourse Déclic Jeune de la Fondation de France et la Bourse Adami en 2012 pour son projet Redécouverte de la musique pour harpe du XVIII siècle.

Marion Martineau, viole de gambe

Née en 1982, Marion Martineau étudie le violoncelle au Concervatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Roland Pidoux où elle obtient son prix à l’unanimité. De 2008 à 2011, dans la même établissement, elle bénéficie de l’enseignement de Christophe Coin dans la classe de viole de gambe où elle obtient également son prix en juin 2011. Marion Martineau est membre du consort de violes Sit Fast. Elle est régulièrement invitée à jouer au sein de l’Orchestre Philharmonique de Radio-France. Avec Atsushi Sakaï, elle forme un duo à deux basses de viole, défendant autant le répertoire des 17e et 18e siècle que le répertoire contemporain. Consciente de l’importance de la musique dans les autres arts, elle affectionne particulièrement la création théâtrale. Elle collabore avec des ensembles baroques tels que les Talens Lyriques, Stradivaria ou encore le Concert d’Astrée.